Souhaite donc, mon âme La bienvenue au regard des
mots Bienvenue au regard des
mots
Que le temps observe
au-dedans de moi
Depuis longtemps
Très longtemps
Parle en moi
La langue de l’autre moi
Que j’écoute en ses
bruits centenaires
Comme un muet témoin des
résonances
Des lauriers grisonnant
Et des cors verdis par la
longue marche
Des ronces et des jarres
de lait vidés
Parle
Que de l’isoloir de mon
âme secouée
S’élèvent les causeries
et les chants du dedans
Pour tous ces ici qui
ignorent mon sang
Mais voient les miens
naître
Parle
Et que je tutoie enfin
l’invisible feuille noire
Crêpée à l’insoluble révolte du blanc poudreux
Moi qui de tout ris désormais
comme sur commande
Courbé sous le poids
déchirant des sueurs de l’exil
Connaître l’amour
efface-t-il celui de la nation ?
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